Saint-Paul 2026 : épisode 7

Chaque semaine, suivez les aventures de la retraitée Bernadette, de la famille Mahourat, du jeune couple Hugo et Manon ou encore des sœurs Sandrine et Cécile.

ÉPISODE 7 : « La vi(ll)e à la campagne ».
Au décès de sa chère grand-mère Gabrielle, Hugo hérite de sa maison et de ses quatre hectares de terrain dans le quartier de Moustachon. Situés à l’écart de l’agitation urbaine, entre vallée de l’Adour et forêt, et entourés de terres agricoles, on en oublierait presque que l’on se trouve au sein d’une ville de près de 14 000 habitants. C’est là que Hugo a passé bon nombre de ses vacances étant plus jeune, apprenant les valeurs nobles de la paysannerie. Car oui, le patriarche Aimé y tenait mordicus, il était paysan et surtout pas agriculteur ! Exploitant seul son hectare de maïs et son troupeau de trente vaches, il vendait son lait à tout le quartier et à quelques gens du bourg, les « citadins » comme il aimait les appeler. Sa femme était une familière du marché où elle écoulait chaque semaine la production de la ferme dont elle était en charge : poulets, œufs, lapins, oies, canards, cochons, et quelques légumes du jardin. Des gens simples qui, partis de rien, ont su se constituer un patrimoine par la force de leur travail. C’est auprès d’eux que Hugo a appris les choses simples de la vie, qu’il s’est épris de nature et a vite su qu’il s’épanouirait au contact de la terre.

Avec sa compagne Manon, c’est donc avec un plaisir non dissimulé mais teinté d’une réelle émotion qu’ils quittent leur appartement tout confort près de la Mairie, pour gagner à 5 km de là une habitation landaise de 1886 où la vie est plus spartiate. De gros travaux sont nécessaires afin de lui donner un bon coup de jeune, tout en conservant le cachet de l’ancien et dans le respect des impératifs de transition écologique. La première étape est de rendre leur maison autonome en énergie, avec l’installation de panneaux photovoltaïques, d’une pompe à chaleur géothermique et même d’une petite éolienne. En ce sens, ils bénéficient du soutien de la Ville pour la rénovation du bâti privé à haute efficacité énergétique. Ces divers équipements leur permettent même de produire des surplus qu’ils revendent et dont ils tirent de petits revenus, que le couple réinvestit en totalité dans la réhabilitation. Plus qu’une simple démarche « écolo », ils se revendiquent d’une vraie réflexion de fond visant à maintenir un cadre de vie sain et serein.

Toutefois, loin de vivre en autarcie, ils ont accès au très haut débit grâce à l’extension du périmètre d’installation de la fibre optique. Grâce à cela, Manon peut se laisser aller à son petit pêcher mignon que sont les séries, dont elle avale les épisodes avec autant d’appétit que les bons légumes produits par son compagnon. De plus, adepte du tri sélectif, le couple se réjouit de la modification du mode et du rythme de collecte des déchets désormais plus cohérents, ainsi que de l’instauration d’une véritable politique incitative du tri par le Grand Dax. Tout cela répond complètement aux attentes de la population qui a été associée à son élaboration et à sa mise en place à l’occasion de multiples réunions publiques, dans une démarche de démocratie participative.

Toujours dans la volonté de faire en commun, Manon et Hugo sont les pionniers de la Société coopérative de production (SCOP) d’énergie, dans laquelle chaque citoyen peut prendre part. Suite à la réhabilitation de la turbine de l’étang d’Abesse, en partenariat avec le Syndicat mixte et les associations de sauvegarde du patrimoine, ils ont répondu à la sollicitation de la commune pour participer à cette structure de production d’énergie propre. De l’électricité produite à Abesse, comme il y a plus de cent ans auparavant pour éclairer les corons des ouvriers des forges … qui l’eût cru !

C’est justement à Abesse, leur refuge depuis l’adolescence, où ces amoureux de la nature aiment se rendre très souvent grâce à un réseau de pistes cyclables sécurisé qui innerve toute la commune. Ce poumon vert de 240 hectares est enfin préservé et valorisé à sa juste mesure. Des expositions sont présentées au sein du centre d’interprétation installé près de l’étang et qui donne à voir et connaître le remarquable patrimoine historique et naturel pluriséculaire du site. Les sentiers de randonnée sont identifiés et entretenus, et des visites guidées sont proposées très régulièrement pour tous les publics. Les élèves saint-paulois et du département, sont notamment accueillis pour une découverte pédagogique et ludique de la paléontologie, de l’archéologie, de l’activité sidérurgique des 18e au 20e siècles, ainsi que de la faune et de la flore locales. Ces différentes médiations sont assurées par un personnel municipal qualifié et avec le soutien des associations locales, dans le respect des lieux et pour leur transmission aux générations futures.

A suivre …

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