Saint-Paul 2026 : épisode 3

Chaque semaine, suivez les aventures de la retraitée Bernadette, de la famille Mahourat, du jeune couple Hugo et Manon  ou encore des sœurs Sandrine et Cécile.
Une carte postale de notre ville dans 6 ans … si vous nous faites confiance au second tour.

ÉPISODE 3 : « Manon et Hugo, l’amour au naturel »
Jeune couple de trentenaires, Manon et Hugo sont saint-paulois depuis toujours et se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Ils se sont rencontrés à la fin des années 1990 lorsqu’ils habitaient le quartier du Capot, à moins de 200 m l’un de l’autre, lui rue des Cibles et elle rue Voltaire. Inséparables à l’école primaire Gaston Larrieu puis au collège Jean Moulin, ces amoureux de la nature ont fait les quatre cents coups ensemble : construction de cabanes dans le bois d’Albine, chasse aux papillons et aux scarabées aux abords du terrain de foot proche, sorties en vélo au lac de Christus pour donner à manger aux cygnes et aux canards ou encore à l’étang de Poustagnacq pour écouter les grenouilles et observer les nénuphars.

Toutefois, l’adolescence faisant son œuvre, leur amitié indéfectible se transforme petit à petit au lycée en des sentiments plus passionnels mais tout aussi évidents. Les cabanes dans les arbres faisant alors place aux ballades romantiques à Abesse, bien souvent jusqu’au chêne pluriséculaire de Nerthe, leur refuge aux limites de la commune. Fusionnels et complices, ils sont pourtant contraints de se séparer ponctuellement pour leurs études supérieures, elles aussi « vertes » : Hugo obtient un brevet de Technicien supérieur agricole « Agronomie – Productions végétales » au lycée Hector Serres de Oeyreluy, pendant que Manon décroche une Licence en écologie humaine à l’université Bordeaux Montaigne. Les retrouvailles tous les week-ends n’en sont que plus chaleureuses.

Manon entre rapidement dans la vie active, œuvrant pendant deux ans au sein du service « Environnement » du Grand Dax. Toutefois, ce travail très bureaucratique étant loin de répondre à son besoin viscéral de terrain et de transmission, c’est pourquoi elle quitte tout pour assouvir un vieux rêve : ouvrir une ressourcerie. Et c’est bien sûr à Saint-Paul qu’elle se lance, séduite par la dynamique municipale de création et d’animation d’éco-lieux solidaires et innovants. Sa structure collecte des objets sans les sélectionner, puis les revalorise et les redistribue, leur offrant ainsi une seconde vie et évitant le gaspillage et la pollution. Ce qu’apprécie Manon, c’est qu’elle peut tout autant mener des actions de sensibilisation à l’environnement et à la gestion des déchets auprès de ses clients bien sûr mais aussi des classes qu’elle reçoit, et créer du lien social en accueillant en apprentissage des personnes peu qualifiées et en difficulté.

Hugo n’est quant à lui pas en reste puisqu’il devient maraîcher également sur sa commune, exploitant une partie de la ceinture verte forestière, agricole et maraîchère créée au-delà de la D824. Cette dernière, qui a vu le jour grâce à une politique de maîtrise de l’étalement urbain, est génératrice d’une agriculture nourricière de proximité. Hugo fait partie de la coopérative de nombreux producteurs qui fournit l’unité de restauration municipale, en économie sociale et solidaire, inclusive, alimentée en produits bio ou raisonnés, en circuits courts et déchets limités. Non contente de nourrir quotidiennement et qualitativement les élèves des quatre groupes scolaires, elle alimente aussi les résidents des EHPAD Paticat et Oustaou, les enfants de la crèche, et assure depuis peu le portage de repas en entreprise. Manon prend même un réel plaisir à donner un coup de main à son compagnon quand elle le peut, avec la certitude commune d’agir concrètement pour faire de Saint-Paul une ville solidaire et écologique.

A suivre …

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