Saint-Paul 2026 : épisode 2

Chaque semaine, suivez les aventures de la retraitée Bernadette, de la famille Mahourat, du jeune couple Hugo et Manon ou encore des sœurs Sandrine et Cécile.
Une carte postale de notre ville dans 6 ans … si vous nous faites confiance au second tour.

ÉPISODE 2 : Les Mahourat, du castor à l’éco-quartier
Les Mahourat, Paul et Florence les parents récents quadragénaires et Emma (10 ans) et Justine (13 ans) leurs filles, sont en passe de voir leur vie changer. En effet, ils vont bientôt quitter leur vieille maison « Castor », située près du lycée Haroun Tazieff, où ils habitent depuis près de dix ans. Pratique, solide et économique lorsqu’elle a été construite dans les années 1960, cette petite habitation de cinq pièces avec un petit jardin, au nom original de rongeur, est devenue bien trop exiguë pour la famille. Les deux pré-ados, qui partagent la même chambre, réclament depuis longtemps toute l’intimité liée à leur âge, alors que la mère, peintre amateur, souhaite un atelier digne de ce nom afin de pouvoir s’adonner à son art. Sans oublier le labrador Fox, 2 ans et 30 kg d’énergie, qui est un peu à l’étroit et n’est pas vraiment copain avec le facteur.

Plus qu’un changement, on peut même parler de révolution puisqu’ils vont emménager dans le nouvel éco-quartier qui vient de voir le jour à proximité du lac de Christus. Lorsqu’ils ont entendu parler de ce projet porté par la municipalité, unique dans l’Agglomération, Paul et Florence ont été parmi les premiers à se mettre sur les rangs. Ils y ont vu l’opportunité évidente de gagner en qualité de vie, mais surtout d’agir pour la planète dans le respect de la démarche de développement durable à laquelle ils tiennent tant. Ce quartier est pensé autour de trois piliers : potentiel de développement économique, mixité sociale et fonctionnelle, critères de performance environnementale rigoureux. Pour ces derniers, on peut citer pêle-mêle : développement des transports en commun et des transports doux et non polluants qui irradient désormais toute la commune ; diminution et recyclage des déchets avec la généralisation de composteurs et de points de tri sélectif ; prise en compte d’une densité raisonnable et intégration de la biodiversité urbaine ; récupération des eaux de pluie ; sobriété énergétique et développement des énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques, etc.) ; éco-construction répondant à des normes exigeantes pour limiter les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments ; etc.

Leur nouveau domicile est spacieux, doté d’un grand espace extérieur et autonome en énergie. Il côtoie des commerces et des équipements publics de proximité, tous chauffés en grande partie grâce au patrimoine hydraulique local. Des pompes à chaleur géothermiques sont alimentées par l’eau chaude provenant du forage municipal SPDX1. Mis au jour en décembre 1993 à une profondeur de 1 697 m, ce dernier possède un débit de 120 à 150 m3/h et une température de 66°C, et ses qualités thermales sont reconnues. Il n’a toutefois été que trop peu utilisé jusque-là, chauffant par intermittence les seules piscine, serres et douches du stade. Des zones de vie collectives sont également aménagées, comme partout en ville : les parents pourront ainsi sortir le chien tous les soirs dans le parc situé à moins de 100 m, alors que les enfants pourront s’amuser dans l’aire de jeu le soir après l’école. De plus, les week-ends seront mis à coup sûr mis à profit pour de belles ballades en famille dans la nature environnante.

Il est fort à parier que cet habitat innovant et reconnu par tous en appellera d’autres sur la commune, et ailleurs dans le Grand Dax.

A suivre …

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