Saint-Paul 2026 : épisode 1

Chaque semaine, suivez les aventures de la retraitée Bernadette, de la famille Mahourat, du jeune couple Hugo et Manon ou encore des sœurs Sandrine et Cécile.
Une carte postale de notre ville dans 6 ans … si vous nous faites confiance au second tour.

ÉPISODE 1 : Bernadette de bon cœur … de ville
Bernadette, retraitée parisienne de 72 ans qui vient en cure à Saint-Paul depuis dix ans, a récemment quitté la capitale pour s’installer rue Pascal Duprat. Elle a été séduite par la métamorphose radicale du centre-ville entamée en 2020 et qui s’est poursuivie durant ces cinq dernières années. Plus qu’un simple centre-ville, vieille chimère saint-pauloise, c’est un véritable cœur de ville qui a été aménagé, donnant le pouls de la commune et son identité.

Autrefois peu engageante et impersonnelle, la zone allant de l’église à la mairie est désormais identifiée, agréable, végétalisée, redynamisée et attractive. Le carrefour des Quatre Chemins n’est plus ce déversoir à automobiles et fait désormais la part belle aux mobilités douces, grâce à des cheminements sûrs et entretenus pour les piétons et les vélos. Les camions sont aussi naturellement bannis du centre-ville. Cette cohabitation plus raisonnée des différents modes de transport a permis de réduire les embouteillages, la pollution et les nuisances sonores, tout en gagnant en sécurité, bref d’offrir une meilleure qualité de vie au quotidien. Bernadette est d’ailleurs très fière d’avoir été interrogée dans le reportage de France 3 Aquitaine diffusé il y a quelques semaines à la télévision, et mettant en lumière cet aménagement urbain remarquable.

Cette néo saint-pauloise apprécie de pouvoir disposer près de chez elle de nombreux services publics et commerces de proximité : commerce de bouche ou autres, Poste, médecins généralistes et spécialistes, échoppes d’artisans, banques, bureaux, etc. Elle a ainsi déjà ses petites habitudes pour lesquelles elle ne dérogerait pas pour tout l’or du monde. Tous les matins, elle va récupérer sa baguette tradition chez son boulanger, où elle se laisse parfois tenter par les succulentes pâtisseries dont elle est tant friande. Elle fait ensuite un crochet chez le marchand de journaux pour acheter la presse régionale afin de se tenir informée de l’actualité locale et nationale, histoire aussi garder le lien avec son Paris natal, n’oubliant pas tous les mardis son magazine de décoration préféré. Chaque étape est l’occasion de discuter avec les commerçants et les habitants du quartier, qui l’appellent tous « Nadette », son affectueux diminutif, et apprécient sa bonne humeur légendaire et communicative. Le retour à son appartement est parfois l’occasion d’un petit lèche-vitrine envieux au fil des boutiques, voire d’un passage plus pratique chez le primeur, le cordonnier, à la banque ou à la Poste.

Tous les jeudis, elle aime également fréquenter le marché qui se tient maintenant sur une place arborée par des essences locales et qui comprend une magnifique halle couverte. Cet équipement emblématique des bourgs d’antan, est unanimement salué, à la fois par les marchands et les riverains qui peuvent s’y abriter les jours de pluie ou de grosses chaleurs. Les producteurs et camelots sont nombreux et viennent de toutes les Landes et certains des départements limitrophes, proposant des produits locaux et de qualité. Les chalands, qui peuvent se garer facilement aux abords, y trouvent pêle-mêle fruits/légumes, volailles, poissons, fromages, vêtements et autres objets divers. Les commerçants de la place se réjouissent quant à eux de cette effervescence retrouvée, si bénéfique à leur activité. Tous partagent chaque semaine un moment gourmand et convivial, dans un cadre charmant.

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